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Le monde associatif, mal connu et pourtant très vivant au
sud de la Méditerranée, joue un rôle d'intermédiaire
social important dans la vie des pays du Maghreb où la crise
économique a frappé durement les jeunes générations.
En Algérie, les besoins des responsables associatifs en matière
de formation, de mise en réseau, de partage des savoirs,
ont été particulièrement forts à partir
des événements des années 1990 qui ont mis
à rude épreuve la vie associative et exacerbé
le sentiment d'isolement.
Pour répondre, même modestement, à ces besoins
et contribuer au développement du mouvement associatif algérien,
la Fondation Seydoux a conduit, de 1997 à 1999, un programme
de stages. Lun de ses objectifs était de susciter des
échanges et des actions de solidarité entre associations
européennes et algériennes.
Réalisé grâce au concours financier de la Commission
européenne (programme Meda
démocratie ) et à la collaboration de nombreux
partenaires (Fondation Sud, Arles; Fondation
européenne de la culture , Amsterdam; municipalité
de Bologne; association Casa dei Diritti sociali, Rome), le programme
alternait conférences, débats et visites sur le terrain.
Au total, plus de 80 jeunes Algériens et Algériennes,
et autant d'intervenants, hommes et femmes, élus des collectivités
locales, membres d'associations, universitaires, se sont rencontrés
à Paris, Amsterdam, Bologne et Rome au cours de sessions
de deux ou trois semaines, pour moitié en France, et pour
moitié aux Pays-Bas ou en Italie.
Lenthousiasme
et la curiosité des stagiaires, la qualité des échanges
entre les participants, les manifestations de solidarité
envers les jeunes Algériens, ont doté l'expérience
d'une dimension humaine d'une grande richesse.
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