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28, 29 et 30 juin
1980
"Si l'Europe industrielle s'est acharnée
à maîtriser la matière, la Méditerranée
a toujours essayé de maîtriser l'esprit et de favoriser
l'élément humain et spirituel. (...) Sans une remise
en cause des modèles de développement -surtout sur
la rive Sud- aucun espoir
n'est permis. Bien plus que de remise en cause, c'est de rupture
qu'il
faut parler
car (...) 'le regard sur l'avenir est toujours un acte de foi qui
implique à la fois continuité et rupture'",
concluait Mahdi Elmandjara lors de la clôture du colloque.
Nous sommes en 1980, la Grèce vient d'adhérer à
la CEE qui se prépare aussi à s'ouvrir à l'Espagne
et au Portugal, renforçant considérablement sa composante
méditerranéenne.
Cette actualité a inspiré le travail des jeunes "Journalistes
en Europe", dont certains, dorigine méditerranéenne,
ont bénéficié de bourses attribuées
par la Fondation Seydoux pour leur session de formation.
Aboutissement de ce travail, le colloque, organisé par le
comité italien de "Journalistes en Europe" et la
Fondation René Seydoux, a réuni des spécialistes
de l'Europe et de la Méditerranée ainsi que des journalistes
de trente-quatre pays, dont treize pays méditerranéens,
autour de thèmes toujours d'actualité: La famille
et la condition féminine. Les valeurs socio-culturelles.
Le tourisme: richesse ou fléau? Les migrations.
Les débat sur ces questions ont montré combien l'Europe
était liée à la Méditerranée,
tout comme à la Baltique, et combien une organisation économique
puissante ne peut à elle seule remplacer l'histoire, les
civilisations et les raisons de vivre ensemble.
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